Revealing potential

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Jeffrey Joerres, patron de Manpower à Davos “l’ére de l’humain”

Human age”, l’expression a été lancée par le patron de Manpower, au Forum économique de Davos, fin janvier. Mais que signifie-t-elle ?

Ce ne sont plus le capital et l’entreprise qui forment le véritable moteur de la croissance économique et du développement, mais plutôt le talent individuel. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère : l’”ère de l’humain”. Le message de Jeffrey Joerres, patron de Manpower, est clair. Ce terme de “human age”, il l’évoque pour la première fois à l’ouverture du 41e Forum économique mondial qui s’est tenu à Davos (Suisse) du 26 au 30 janvier dernier.

Le talent est le premier facteur de différenciation dans l’ère de l’humain. La capacité des entreprises, des gouvernements et des individus à s’adapter à cette nouvelle réalité, à cette nouvelle façon d’agir et de travailler, dépendra de leur aptitude à permettre au potentiel humain de se déployer dans toutes ses facettes“, a déclaré le CEO de Manpower. Une évolution qui s’explique notamment par la récession, le développement technologique, l’émergence de nouvelles puissances économiques et les changements démographiques. Manpower a ainsi relevé 20 différences majeures qui marquent l’ère de l’humain (voir infographie).

” Ce concept prend racine dans l’évolution sur le marché de l’emploi que nous constatons “, explique Philippe Lacroix, managing director de Manpower Belgique-Luxembourg. ” Privilégier les talents ne veut, bien sûr, pas dire que nous n’avons plus besoin du capital. Mais celui-ci n’est plus suffisant. Le talent se manifeste à travers le collaborateur qui correspond aux besoins du moment. Et qui, pas ses aptitudes, son comportement et sa façon d’être, peut fonctionner dans un environnement chaotique. De cette façon, le talent devient le différenciateur par excellence, davantage que le capita l.”

Mais encore faut-il trouver ces talents Selon une récente enquête de Manpower (2010), 27 % des employeurs belges peinent à trouver un personnel adapté, malgré un chômage élevé. “On sent très nettement que la guerre des talents reprend. La pyramide des âges ne s’est pas arrêtée pendant la crise Ce qui m’interpelle, c’est que nous nous situons au même niveau qu’avant la crise, alors que nous ne sommes qu’au début de la reprise. Il faudra voir dans deux ans : le problème risque d’être encore plus important.”

Cette question des pénuries des talents n’est pas vraiment neuve. “Bien sûr, même si elle a été mise un peu de côté pendant la crise. Mais avant, quand on parlait de gestion des talents, on le faisait dans une optique de gestion des ressources humaines. Aujourd’hui, elle doit vraiment s’inscrire dans la stratégie des entreprises”, explique Philippe Lacroix qui donne l’exemple d’une société qui ne trouvait pas d’ingénieurs. “Il a fallu alors revoir toute l’organisation de l’entreprise, confiant à d’autres les tâches exécutées habituellement par des ingénieurs. Cette question se gère au niveau du CEO et pas seulement du responsable RH.”

Il faut tenir compte également de certains mouvements qui s’accélèrent et de certaines évolutions, estime aussi Philippe Lacroix qui pointe, notamment, les pays émergents, la gestion de la pyramide des âges ou encore le fait qu’”on assiste dans les pays en développement à une croissance de la classe moyenne, alors que chez nous, elle est en train de rétrécir“.

Cette rareté des compétences induit un autre phénomène : les travailleurs vont reprendre de l’importance dans leur négociation avec un employeur. “Et pas toujours en termes de salaire”, note Philippe Lacroix. “Ils pourront aussi avoir certaines exigences en matière d’horaires, de flexibilité de travail, par exemple. Aux entreprises de s’adapter, afin d’attirer – et de garder – les bons talents. L’employer branding prend de plus en plus de sens. Et ce sera encore plus vrai demain qu’aujourd’hui. Cette notion englobe de plus en plus d’éléments, car l’image d’une entreprise dépend de ses valeurs, sa gestion des ressources humaines, sa responsabilité sociétale, son organisation du travail, son ambiance On assiste vraiment à une évolution des besoins des travailleurs.”

Les technologies ont aussi un rôle à jouer dans cette nouvelle ère. “Elles peuvent permettre d’utiliser des compétences et des talents qui étaient peu ou pas utilisés, et permettre à des personnes qui n’ont pas les moyens de se mettre sur le marché du travail d’y être. En leur évitant des déplacements, par exemple, personne n’ayant envie de faire 2 ou 3 heures de trajet par jour pour un travail. Idem pour des seniors qui voudraient pouvoir travailler quand cela les arrange. Les technologies permettent une autre approche du temps et de l’espace.”

Solange Berger – La Libre Entreprise

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La Triple Compta du gouvernement fédéral belge

Ce lundi 21 nous allons passer quelques heures pour nous pencher sur les fondements de notre système de gouvernance:

http://uhdr.wordpress.com/2011/02/12/gouverner-sa-vie-sa-region-son-pays-pour-qui-pour-quoi/

Sur les pierres d’angle d’un système qui a montré ses limites. Pas tant parce que les élus ne sont pas capables de former un gouvernement, mais parce que les agendas des élus ne cadrent vraiment pas toujours dans la contribution au bien commun. Il contribue à plein de choses certes, mais une étude a démontré que le bien commun arrive en point 7 de leurs priorités.

Qu’en est-il des bilans matériels et immatériels de notre gouvernement ?

En trait grossi, et dans le désordre:

Matériellement:

en +:

– un état providence parmi les meilleurs au monde

– une sécurité hors du commun, à touts niveaux

– les droits de l’homme sont respectés à pratiquement tous les niveaux, même ceux de la femme.

– … (remplissez vous-mêmes !)

en-:

– Une dette publique colossale, irremboursable en cas de stagnation ou de décroissance (ce que tous les futurologues nous promettent)

– un parc immobilier d’habitat social vétuste, sans ressources pour les rénover ni en construire assez

– un parc immobilier des écoles et administrations vétuste, sans assez de ressources pour les rénover

– un système d’enseignement arrièré qui continue à formatter les enfants dans un modèle obsolète

– une administration surpopulée, inefficace, démotivée, démunie de sens

– …

Emotionellement:

les +:

– une réputation excellente du belge en général (adaptable, humble, travailleur, inventif,…)

– une multiculturalité, espaces de rencontre

les-:

– un nombrilisme régional belgo-belge (10 millions sur 7000 millions dans le monde…)

– une fatigue, un dégoût même du “système belge”, inefficace, ingérable, rigide, inflexible

-…

Intellectuellement:

les +:

– un peuple inventif, ingénieux, compétent, en réseau avec le monde,

– endroit de passage et de réunion international, hub

– beaucoup de connaissances et compétences sur l’humain et son  développement

– pragmatique, pratique,…

les-:

– peuple malgré les apparences, tourné vers son nombril, peu courageux, manquant de perspective globale systémique

– manque de personnes compétentes dans de nombreux secteurs clé d’avenir

– manque de bon sens, déconnecté de l’essentiel, de la terre, de soi, du bien commun, un peu endormi par le confort…

Avec cela, on sent une maturité permettant d’éclore à quelque-chose de totalement neuf, de frais, de résilient et de durable. Sans le savoir, de nombreux pays nous regardent… avec attention. Les américains avec Jeremy Rifkin, les chinois, les européens, les africains du nord avec les égyptiens et du centre avec les congolais. On nous regarde car avec la photo rapide ci-dessus de nombreux éléments sont réunis pour que la terre belge puisse devenir une des premières à donner naissance à une civilisation pointant vers le coeur du 21° siècle.

Le prix à payer de “leur” indécision et manque de vision – qui n’est qu’à l’image de l’indécision et manque de vision de tous les belges (on a les dirigeants qu’on mérite c’est bien connu et vérifié), est bien au-delà des quelques petits milliards de différence à récupérer entre flamands et wallons, il sera colossal car le temps précieux qu’ils ont perdu a ne pas regarder vers l’avant, la vision d’avenir pour nos enfants, avec les compétences ici-même dont ils ne sont même pas conscients, se payera au centuple quand il faudra passer à la caisse de la sécurité sociale et de la dette publique.

Et alors ? Les gens vont descendre une fois de plus dans les rues ?

Ma théorie c’est que tout cela va provoquer l’évènement d’un accouchement magistral d’une culture nouvelle où chacun pourra se retrouver. Une vieille peau dont il fait se débarrasser, un cocon à quitter, un utérus dont il faut s’expulser.

à suivre…

Michel de Kemmeter

Citation du jour:

“La Triple Comptabilité, c’est comme le ketchup ou le foulard Hermès, ça va avec tout”


La Triple Comptabilité de Justine Hennin et Kim Clijsters

Toutes les deux belges, une wallonne, et une flamande, toutes les deux ayant fait une pause carrière, toutes les deux arrivées au top mondial, et le même âge à un an près. On les adore toutes les deux, comme elles sont. C’est très fort comme symbolique. Quel pourrait être la leçon à tirer de leur efforts et passion à toutes les deux ?

Un sport de haut niveau demande des efforts et sacrifices énormes. Cela demande donc un ancrage, un alignement personnel particulièrement fort. Un équilibre qui permet de “toujours retomber sur ses pattes”. Bref un équilibre corps-coeur-tête.

Corps: santé, gestion de son stress, travail journalier, détente, …

Coeur: émotions, relations, confiance en soi, amour de soi et des autres, et de la vie

Tête: rêves, projets, apprentissage, connaissance de soi, compréhension de sa vie et des événements, etc.

3 bilans personnels donc. Mais, sur un bilan il y a de l’actif (de la valeur constructive, vivifiante), et du passif (du destructif, pompant son énergie)

Le “passif” émotionnel (tristesse, colère, rancune, ..), et le “passif connaissance” (incompréhension, inconscience, brouillard mental,…) viennent peser sur sa vie.

Pour le moment, c’est Kim qui sort brillante de ses années sabbatique. Elle s’est ressourcée avec son mari et a même pu ouvrir un espace dans sa vie pour accueillir sa fille. Elle a été très bien coachée, et a pu donner du sens à sa vie. Elle avait de l’avance avec les sportifs qui l’ont entourée depuis toute petite.

Justine en a vu de toutes les couleurs et a donc un poids plus lourd a porter. Il n’y a rien de mieux ni de moins bien, c’est juste un fait historique. D’ailleurs on aime Justine comme elle est. Point-barre. Et on l’a vue dans toute sa douceur, sa simplicité, sa joie et sa beauté lors d’une émission spéciale à la tv belge où elle a dû relever des défis (chanter, présenter, …). Elle était magnifique dans toute sa profondeur. C’était comme un vrai voyage qu’elle nous a offert. Maintenant, une partie passionnante de sa vie commence, où elle va pouvoir (devoir) gérer son passif émotionnel et son passif compréhension. Que la Providence lui envoie les personnes bienveillantes pour l’y accompagner. Mais… vous verrez qu’elle renaîtra et brillera bientôt comme vous ne l’avez jamais vue sur un court de tennis.

C’est pareil dans nos vies – et c’est peut-être la leçon qu’elles nous donnent. Ne pas être jaloux du bonheur des autres, simplement humblement avancer et apprendre de la vie, et surtout, équilibrer ses 3 trésors: son corps (avec son lien à la terre), son coeur et ses émotions vertueuses, et sa tête – sa conscience (et son lien au “bien commun”).

A mes enfants, quand je les ai vu grandir, je leur ai aussi dit, un des secrets de la réussite, c’est un mix harmonieux entre: le sport (équitation, aïkido, golf), un art (chant, piano, peinture, bricolage, violon, djembé), bien travailler à l’école, s’aimer soi et les autres, et ce qu’ajoutait ma femme, l’amour des animaux.

Le résultat est probant – grâce à Dieu.

Bonne nuit à tous…

Michel

Wikileaks and Triple Accounting

Wikileaks has a taken role of “manifesting” the intangible liabilities. It has drastical negative impact on emotional value and rizes knowledge value if there is consciousness rize afterwards. If the targets refuse to admit and deny, then the emotional value dives even deeper. This is very bad news for the targets because the levels of liabilities can be a multiple of the equity.

On the other hand, if the target humbly uses the information (which they had and hide), to enhance behaviour, and understand better why they are here for, for what commun good, and align better on their “mission”, then Wikileaks can help management to make a quantum-leap in quality, and will rize out of the grey mass of competition.

Remember the numerous cases of recalling from the market like Perrier or Toyota, it actually made reputation stronger and more resilient. But look at the sisaster it creates for the american government, as they are the contrary of humble, very ego-centered, fighting the evidence.

In corporations, when scandals pop up, if the management deals with it in a humble and wise way, value can go up, trust will also follow from the public and employees. Knowledge capital rizes because awareness and learning happened. Again, if ego interferes, and denial is there, then trust disappears, emotional value goes down to the negative, stocks go down, client walk away…

Wikileaks has definetely a role to play in 21st century management, also in the global awareness of the harm hidden agendas can do for share value.

Michel de Kemmeter

Michael Porter s’ouvre aux valeurs immatérielles !

Quand Michael Porter plaide pour la création de valeur “sociale”:

Près de trois ans après le début de la crise économique, le niveau de confiance de l’opinion publique dans les entreprises demeure faible.

D’après l’étude publiée par l’institut de sondage international Edelman en 2010 (“The 2010 Edelman Trust Barometer”), seules 30 % des personnes interrogées en France leur font confiance.

Les efforts qu’elles ont déployés en matière de responsabilité sociale en réponse aux critiques qu’elles ont essuyées n’ont pas suffi à convaincre l’opinion.

Ainsi, 74% des Français interrogés pensent qu’une fois la récession terminée, les entreprises reprendront le mode de fonctionnement qui était le leur avant la crise. Même aux Etats-Unis, où un Américain sur deux déclare avoir de nouveau confiance dans les entreprises, près de 60 % des personnes interrogées craignent le retour au statu quo.

CRISE DE CONFIANCE

Réagissant à cette crise globale de confiance dans un article intitulé “The Big Idea :Creating Shared Value” paru au mois de janvier dans la Harvard Business Review,Michael Porter (professeur à l’université d’Harvard) et David Kramer (cofondateur de la société de conseil FSG) alertent les entreprises sur la nécessité d’adopter un nouveau modèle de gestion qui soit en rupture avec le modèle de maximisation de la valeur pour leurs seuls actionnaires.

Dans cet essai, M. Porter, chantre de la pensée stratégique et concepteur du fameux modèle des cinq forces qui a contribué à cristalliser l’attention des décideurs sur la compétitivité des organisations dans leur industrie, reconnaît l’échec des modèles de gestion passés à prendre en compte l’environnement social des entreprises.

Pour pallier durablement cette lacune, les auteurs proposent de développer un modèle de création de valeur partagée, qui consiste à créer de la valeur économique tout en créant de la valeur pour la société dans son ensemble.

Selon eux, pour ce faire, les entreprises doivent d’abord repenser leurs produits et les marchés sur lesquels elles les commercialisent, de façon à répondre efficacement aux besoins de la société en matière de santé, de nutrition, d’aide à la population vieillissante, d’amélioration de l’habitat et de préservation de l’environnement.

Au-delà de cette réflexion sur l’impact de leurs produits, les entreprises doivent également remettre en cause leur chaîne de valeurs et examiner ses implications concernant l’utilisation de l’eau et des ressources naturelles, ainsi que les conditions de travail de leurs salariés.

Enfin, il leur faut oeuvrer en faveur du développement de pôles de compétitivité qui soutiennent l’activité des organisations implantées dans une même région tout en permettant à la communauté locale de prospérer.

NESPRESSO ET LA QUALITE DE LA PRODUCTION LOCALE

Ainsi Nespresso, l’une des divisions à forte croissance du groupe Nestlé, a-t-elle aidé au développement de nouvelles entreprises et de nouveaux savoir-faire dans les régions où elle se fournit en café, assurant ainsi l’efficacité et la qualité de la production locale.

Les propositions de MM. Porter et Kramer ne sont pas nouvelles.

Comme ils le reconnaissent, un certain nombre d’organisations sont déjà impliquées dans les activités qui sont au coeur de leur modèle de création de valeur partagée.

La mise en oeuvre de plus en plus systématique de politiques de responsabilité sociale a contribué à transformer l’approche des entreprises dans ce sens. De plus, ces dernières ne sont pas les seules à pouvoir créer de la valeur économique tout en répondant aux besoins de la société, comme en témoigne l’action des entrepreneurs sociaux et de certaines organisations publiques ou non gouvernementales.

Quelles que soient ses limites, l’essai de MM. Porter et Kramer marque un tournant majeur dans la façon de penser les entreprises et leur fonctionnement.

Pour restaurer la confiance du public et asseoir durablement leur légitimité, elles devront prendre en compte de façon systématique leur impact social. L’époque où seule comptait leur performance financière est révolue. Il leur faut aujourd’hui intégrer un nouveau facteur à leur stratégie, celui de la performance sociale.

Une du “Monde Economie” du “Monde” daté du mardi 8 février.DR

Julie Battilana, professeure assistante à la Harvard Business School (Etats-Unis)

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